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Pêche en barque sur le lac de la Plate Taille et sur le lac de l’Eau d’Heure
Plus de 2.214 jours d’attente et toujours aucun résultat !
Combien de temps encore durera cette injustice ?

Chers lecteurs,
 
Le mercredi 13 mars 2012, les associations de pêcheurs œuvrant à l’échelle de la Belgique francophone et de la Wallonie – au premier rang desquelles la Fédération Sportive des Pêcheurs Francophones de Belgique – et les structures halieutiques locales (fédérations territoriales et groupement de pêcheurs des lacs de l’Eau d’Heure) interpellaient nos autorités à l’occasion d’une conférence de presse, pour dénoncer le sort peu enviable de la pêche sur les lacs de l’Eau d’Heure.
 
Aujourd’hui, soit plus de 2.214 jours plus tard, force est de reconnaître que rien n’a changé : parmi toutes les activités de loisir pratiquées sur les lacs de l’Eau d’Heure, la pêche est toujours le parent pauvre, en grande partie parce que la pêche en barque n’est toujours pas autorisée sur le lac de la Plate Taille (350 ha) et sur le lac de l’Eau d’Heure (165 ha). Pourtant, les groupements de pêcheurs n’ont pas ménagé leurs efforts pour qu’il en soit autrement. En juin dernier encore, ils sont parvenus à éviter le pire, à savoir la publication d’un règlement particulier de navigation coulant dans le bronze l’interdiction de la pêche en barque sur nos deux plus grands plans d’eau, un texte qui avait bien entendu été préparé en toute discrétion. Pourquoi est-il si difficile d’aboutir dans ce dossier ?
 
Tout d’abord parce que les pêcheurs se heurtent à ce qui n’est ni plus, ni moins que de l’égoïsme, celui des autres utilisateurs déjà présents sur le lac de l’Eau d’Heure et le lac de la Plate Taille et qui ne désirent tout simplement pas partager ces plans d’eau avec les pêcheurs. Et ces utilisateurs de se retrancher, parfois jusqu’à l’absurde, derrière un tas d’arguments qu’une brève analyse suffit à battre en brèche. Pour faire bref, ils prétendent que la pêche en barque est incompatible avec la pratique de la voile, de la planche à voile, du canotage, etc. Comment croire un seul instant à cela alors que dans les pays et régions qui nous entourent, de nombreux exemples nous prouvent chaque jour que c’est faux.
 
Mais surtout, cette situation grotesque, absurde, qui fait de la Wallonie la risée de ses voisins et qui empêche le plein développement de la pêche – et prive par la même occasion la région des lacs de l’Eau d’Heure de retombées économiques liées au tourisme-pêche – perdure parce qu’il y a un manque de détermination politique dans ce dossier, montrant par là que l’attente des pêcheurs et leur immense frustration n’ont pas été estimées à leur juste mesure. Combien de temps encore serons-nous privés de la possibilité de nous rendre en barque sur les plus grands plans d’eau de notre pays ? Combien de temps encore serons-nous l’objet d’une telle discrimination ? L’année 2018 verra-t-elle la fin de cette injustice ?
 
En attendant, notre magazine a décidé de placer en haut de la page de l’éditorial un encadré qui rappellera, lors de chaque numéro, le nombre de jours qui nous séparent de celui où nous avions attiré l’attention de nos responsables sur le triste sort qui est celui de la pêche aux lacs de l’Eau d’Heure.
 
Bruno Chermanne
Rédacteur en chef
 
Sommaire
 
CARNASSIERS
Trois jours à la rencontre des silures de la Seine parisienne 
 
CARPE
Bien réussir sa fin de saison
 
COMPETITION
Coup – En tête à tête avec Geoffrey Duquesne
Mouche – Socourt aux couleurs belges grâce à Philippe Hardy et Giani Devooght
Calendrier des concours
 
COUP
Pêche hivernale à six bouts en Meuse
 
GESTION
Haute-Meuse : la noue de Waulsort à nouveau connectée au fleuve principal
 
MER
Tableau des marées
 
MOUCHE
Réservoir – Merveilleux réservoirs anglais – 10. Stocks
Réservoir – Snakes et grosses farios
La Mouche du mois : l’alevin flottant
 
REGLEMENTATION
Le coin du garde-pêche